C'est parce que toute les filles ont « toujours cette obsession complètement ridicule de l'amour » que je ne peux commencer à parler que de ce sentiment très spécial dont tout le monde se vante d'avoir vécu. Wallah parce qu'aujourd'hui les jeunes ont tout vu tout vécu! Mais l'amour véritable n'a réellement affecté que le couple mythique Roméo et Juliette de Shakespeare.
La société d'aujourd'hui « les dépouilles de leur « être » pour les convertir au « paraître ». » La publicité Schweppes en témoigne : « ne vous fiez pas aux préjugés ni aux apparences, cette boisson n'est pas amère. » On peut envisager de l'enrichir un peu: ne vous fiez pas aux préjugés ni aux apparences, les hommes sont hypocrites. Et ça c'est amer dans la vie d'une femme. On en a toute rencontré des hommes qui parle à qui mieux-mieux.« L'histoire se joue d'abord comme un drame et se répète comme une comédie »: Le premier vous prône FRANCHEMENT sa fidélité puis va jouer dans le lit de Mademoiselle XXX. Le second vous expose AIMABLEMENT sa fidélité avant de vous envoyé valser sur une piste de dérogeance. Et comme jamais deux sans trois, le dernier vous annonce BENOITEMENT qu'il n'aime que vous et que la distance qui vous sépare ne jouera aucun rôle dans la relation que vous entretenez. Mais on finit par voir « toutes ces promesses qui s'évaporent vers d'autre ciel, vers d'autre port » car l'expression loin des yeux loin du c½ur n'est-elle pas, après tout, rentrée dans la langue Française comme un proverbe authentique? Justement si ! Et un littéraire, faux lover car beau parleur, ne manquera pas de vous le faire remarquer! Mais voila, bêtement, « je me suis faite pour ainsi dire aspirer par ses pupilles» alors que mes parents me prévenaient sans cesse qu'« il y a des salauds qui pillent le c½ur des femmes et [d]es femmes [qui] ne savent plus trop d'où l'amour tire son charme.» Que d'histoires imparfaites à ne pas refaire ou à parfaire. Que d'histoires discutables à croire que la société s'inspire de ces feuilletons nian-nians tels Plus Belle la Vie plébiscité par une majorité d'adolescents. Mais il ne faux rien y croire, la vie n'en sera pas plus belle! Réfléchir avant d'agir...il y en a un certain nombre qui ont oublié apparemment... qu'ils ont un cerveau!
a) les sources de l'hypocrisie masculine
De leurs évènements sentimentaux vécus mais déchus, les femmes, dans leur ensemble, mettent en avant une identique question existentielle: où est né cette hypocrisie masculine? Question ouverte, peut-être un peu trop, mais on devrait tous avoir sa petite idée ( enfin...normalement!). « j'che pas... » reste la plus courante et récurrente des réponses entendues et attendues dans la bouche de tous ces ignares qui ne connaissent rien à la vie. Moi, je sais: Les hommes apprécient peu/pas les comportements incompréhensibles mais naturels de la femme trop belle mais hyper complexée, plus que gâtée mais jamais satisfaite, qui veut entendre toute la vérité et rien que la vérité mais qui incarne la susceptibilité à merveille. Ainsi, « l'homme qui a peur, fuit .» Mais la gourmandise leur fait bien défaut, et pour compenser, ils ont créé la femme en latex ou en silicone (c'est selon le goût et le revenu) et aux mensurations adéquates. Par ailleurs, prochainement, ces mêmes messieurs pourront découvrir le nouveau phénomène: les humanoïdes sexuels. On comprend mieux, après cela, la théorie du sociologue Gary Becker qui formule que chaque individu calcule ses intérêts personnels avant de s'engager dans un contrat de mariage. D'un côté, les femmes fantasment d'un prince fidèle et d'un palais où elles pourraient vivre heureuses et avoir beaucoup d'enfants. Mais quelle chimère quand on songe que, du côté opposé, l'intérêt de l'homme est purement sexuel. Tout intellectuel peut l'affirmer: des journalistes Sylvain Courage et Nicole Pénicaut, du Nouvel Observateur, qui, après sondage, on avancé que « [les hommes] sont prêts pour 45% d'entre eux à « avoir des rapports sexuels avec quelqu'un sans l'aimer ». Tandis que ces dames se disent hostiles à 67% au sexe sans sentiments... » Aux plus grands écrivains tel Maxence Fermine, qui nous le rappel dans son roman Neige : « il fit l'amour avec la fille [...]. Ils recommencèrent sept fois. Avec violence. Jusqu'à ce que son membre ressemble à un vieil artichaut et le sexe de la jeune fille à une striure violette ». L'homme peureux et gourmant s'avère donc également obsédé (ou jaloux?) par la beauté corporelle de la femme. Il faut l'avouer, la société est injustement inégalitaire mais l'Etat ne peut pas toujours intervenir dans la redistribution des richesses.
b) la chimère des lolitas et l'exception trouvée
Toutefois ne soyons pas sexistes, les filles ne s'en portent pas mieux. Les lolitas rêvent encore au prince charmant qu'elles croient vrai, beau et bon « mais les princes charmant roulent en Porsche rouge, couchent avec leurs deux maîtresses en même temps parce que c'est tellement plus amusant et se moquent des gamines qui pourraient trouver ça choquant .» D'ailleurs, pour attirer ce prince imaginaire tout est permis car tout le monde sait que personne n'excellera l'irrévocable Barbie, pas même la section Sciences et Technologies de la Santé et du Social. Barbie, copine par excellence jusqu'à l'adolescence, âge à laquelle les filles réalisent qu'elle n'est qu'une concurrente de c½ur. Alors Barbie part à la poubelle et nos demoiselle en détresse courent chez Yves Rocher, l'institut de beauté qui « n'a jamais autant respecter la nature des femmes ». Soins du corps et pouponnage à gogo et dans un coup de pinceau, les femmes disparaissent sous un nuage de fond de teint et de poudre (pas magique) ! Bientôt majeures, elles se lancent un défi: trouver l'introuvable coûte que coûte! D'ailleurs, c'est inscrit sur un post-it couleur flashie dans leur chambre: « Et surtout n'oubliez pas de tomber amoureu[se]. » Nuits et jours, comme un jeu de cache-cache, elles recherchent un de ces rares princes qui ne pensent pas au sexe. Au sexe sans amour. Un amour qui fait envier toutes les femmes. De Paris à Salamanca, aucune frontière n'est un obstacle pour trouver l'homme de sa vie qui se dissimule sous un déguisement moins parfait de Sounder Boy. Fini d'être attiré par « les mauvais garçons, ceux qui appartenaient à des bandes, un peu voyous, un peu rock ou rap, cheveux long ou rasé, dégaine « fashion » et regard de braise : ceux qui vous brisaient le c½ur en un rien de temps» pour des désirs impovisés. Plus Riche qu'un princE, ce n'est pas un Beau palais qu'il vous offre mais un Royaume Etrangement aCceuillant , cHaleureux, généreux...en somme inoubliable car Imprévue, « on braie dEux fois, une fois quand on arrive et uNe fois quand on repart .» Quand on le découvre, la vie prend un autre sens. Un sens apparemment interdit puisque les opposants sont multiples. Il faut alors faire attention puisqu'on nous la ressassé « ça brûle drôlement bien [...]l'optimisme pathétique, un vrai feu d'artifice.» Comptez moins d'un an, et c'est une certitude, vous serez de nouveau sur le marché de Meetic. Nooon, ne me dite pas que vous aviez vraiment cru qu'une exception pouvait se réaliser?! C'est comme « les îles à cocotiers [qui] doivent coller à leur fonction de carte postale[...]. Partout la civilisation industrielle organise des espaces de récréations, destinés à offrir à ceux qui veulent se distraire un monde merveilleux, où un prétendu passé est exaltés comme s'il incarnait l'harmonie d'un monde perdu. [...et] l'industrie touristique reconstitue de la même façon, dans des périmètres bien délimités, de petits mondes parfaits, conçus pour coller exactement à notre attente. » Dans notre thème, tout nous pousse à croire aux béguins, à la passion, aux coups de foudre et autres synonymes suspicieux. Mais l'Amour n'est, en fait et en puissance, qu'un coup de massue lorsqu'on réalise que tout n'est que factice. L'illusion de l'amour est à refouler; soyez sceptiques; doutez de ce que l'on vous expose et impose sous le nez...
Actuellement, il devient dangereux de croire que l'optimisme existe dans notre société de consommation de masse. Tout le monde est prêt à vous faire croire, à vous faire rêver pour devenir oncle Picsou ou oncle Picsex.
En attendant, on constate un relâchement de l'éducation depuis ces deux dernières générations. Aussi, peut-être que Walt Disney affichera prochainement sur nos écrans non plus les aventures du Prince charmant et ses opposants mais celles du faux galant pour prévenir nos fillettes des misères qui les attendent dans leur quête de l'amour.
c) un petit c) pour une petite conclusion
Mais cessons de critiquer car je ne voudrais pas paraître pessimiste ou pis misanthrope. En attendant l'existence de ces dessins animés qui réformeront la socialisation de nos bambins, il faut au moins garder espoir en un homme fidèle.
Fidélité: nf. 1. Qui n'a de relations amoureuses qu'avec une seule personne
2. Constant dans son attachement
La fidélité est donc clairement le mot de ce chapitre à retenir, apprendre, réaliser et perpétuer par ces messieurs. Quant aux femmes, il n'y a plus qu'à continuer d'espérer même si Apollinaire le dit: l'espérance est violente. » Selon l'Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques, en 2006, sur 100 individus mariés depuis 4 ans, 30,2 ont divorcé tandis qu'en 1976, ils n'étaient que 11,2. Et cet individualisme ne cesse de s'accroître: selon l'Institut National des Etudes Démographiques, sur 60 millions de français en 2007,on en compte 14 millions de célibataires car finalement, les gens gardent peut-être en mémoire que « même dans l'alphabet, aime a toujours été voisin de haine. »
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